Parution : jeudi 26 février 2004
Auteur : Gaelle
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Une chemise médiévale

Voici un modèle de chemise médiévale, du XVè siècle pour être précis. Equivalent de notre tricot de corps, elle était portée sous les pourpoints ou les doublets, rarement seule.
Le patron est authentique, le traitement moderne pour simplifier le travail. Si vous souhaitez vous lancer dans une chemise de reconstitution, il vous suffit de faire des coutures main (j’en vois déjà qui frémissent d’horreur) et de faire un double surjet ou une couture anglaise (aucun bord coupé n’est apparent). D’accord, c’est plus long, mais beaucoup plus solide, plus agréable à porter et tellement médiéval...
 

Les tissus alors employés pour faire ces chemises étaient la toile de laine, de lin, de chanvre et quelquefois de soie, mais rien ne vous empêche d’utiliser une toile de coton si ça vous chante !

Pour obtenir un patron agrandi pratique à utiliser, il est préférable de travailler par moitié de devant et de dos. La fente du col marque le milieu devant. La base d’agrandissement du patron est la largeur d’épaule, de la base du cou à la pointe de l’épaule. Le repère pour l’agrandissement de la manche est la longueur d’emmanchure totale (emmanchure devant + emmanchure dos) : elle doit correspondre à la longueur de la tête de manche. La longueur de la manche est celle de votre bras plié, de la pointe de l’épaule au poignet.
La longueur de la chemise dépend de ce que vous voulez en faire. Au XVè siècle, elle s’arrête aux hanches ou sous les fesses. Si elle devient votre tunique de dessus, il vaut mieux la faire descendre à mi-cuisse, voire jusqu’aux genoux.

Patron de la chemise d’homme - première moitié du XVè siècle - 29.1 ko

Patron de la chemise d’homme - première moitié du XVè siècle

Réalisation :

1. Tailler les différentes pièces en gardant 1 cm de valeur de couture tout autour. Surfiler les pièces soit avant, soit au fur et à mesure du travail. Sauf indication contraire, toutes les pièces sont cousues endroit contre endroit.

2. Couper la fente de devant (amigaut). Pour plus de simplicité, la longueur de la fente peut ne pas excéder une dizaine de centimètres. Former un double ourlet fin le long des bords de la fente et piquer.
Former un double ourlet fin à l’encolure.

3. Assembler les épaules. Ouvrir les coutures au fer.

4. Assembler les manches dans les emmanchures. Ouvrir les coutures au fer.

5. Fermer les dessous de manches et les côtés en gardant ouvert une fente de 11 cm en bas du côté. Ouvrir les coutures au fer.

6. Former un double ourlet fin le long des bords des fentes de côté. Former un double ourlet en bas du devant et du dos.

7. Former un double ourlet au bas des manches.

Voilà. Votre chemise est terminée. Vous pouvez ajouter un bouton et une bride au col pour fermer la fente, ou bien un ruban, ou encore percer des oeillets pour y faire un laçage. Si vous décidez d’en faire une tunique de dessus, vous pouvez appliquer un galon autour du col et de l’amigaut, en bas des manches et le long du bas de la chemise.

Bonne couture !


> Une chemise médiévale
Posté le 20 août 2004

Cette chemise à l’air assez simple, si on comprend les mots (j’ai déjà été voir l’article sur le jargon de la couture) Que veux dire : double surjet couture anglaise ouvrir au fer et peut être encore d’autres mots. Je suis vraiment débutante et n’ayant pas de machine à ma disposition, je comptais réaliser cette chemise à la main

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> Une chemise médiévale
Posté le 20 août 2004, par Gaelle

Il faut consulter aussi "Comprendre les explications du patron" pour certaines expressions, en complément du "Jargon de la couture".
Ouvrir les coutures au fer veut dire que l’on repasse les valeurs de couture (donc sur l’envers de son ouvrage) écartées l’une de l’autre, en les aplatissant chacune de son côté. Elles sont repliées sur le morceau qu’elles prolongent.
Une couture anglaise est une couture qui enferme les bords coupés de telle façon qu’ils ne sont plus visibles. Il n’est donc pas nécessaire de surfiler. Pour cela, on commence par coudre envers contre envers à 5 mm du bord, puis on replie les morceaux endroit contre endroit et on pique à un petit centimètre du bord.
Un double surjet est une autre technique qui cache également les bords coupés. Les pièces sont posées endroit contre envers, et chaque bord est replié vers l’intérieur, puis cousu à petits points. Cela donne, quand on le fait à la machine, le même aspect que les coutures de côté extérieures des jean’s. A la main, on utilise des petits points glissés, et ça fait une couture toute plate, quasiment sans surépaisseur.

 

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